La vie en pyjama

quotidien et souvenirs d'une infirmière de réanimation

Chers proches

Chers proches,

Je croise la faucheuse tous les jours. Je la connais bien, et je ne doute pas qu’elle saura se montrer clémente. Mais cependant s’il devait arriver que je sois prise à mon tour par surprise dans le tourbillon de la réanimation, la conscience plongée dans les brumes des drogues et le corps en naufrage; voici quelques souhaits qui pourraient vous aider quand vous vous trouverez à ne plus savoir quoi faire, assis dans cette chambre étrange pleine d’écrans et de tuyaux.

Soyez présents, parlez moi. Lisez pour moi. Apportez moi de la musique. Racontez moi les potins. Même si je n’ai pas l’air de vous entendre.

Trouvez moi des huiles de massage, tout sauf le bon vieux sanyrène de l’APHP pour les préventions d’escarre. Par pitié. Ramenez mon savon, mon parfum. Que je me sente un tout petit peu moi.

Touchez moi. Massez mes mains, mes bras, mes pieds, mes jambes. J’imagine mal qu’il vous sera possible de me masser le dos mais si l’occasion se présentait… Ne me laissez pas en manque de peau pendant cette hospitalisation.

Sachez sortir si les soignants devaient découvrir une partie de mon corps que je ne vous aurais pas laissé voir si j’étais consciente.

Investissez les murs, que mes yeux puissent se poser sur autre chose que de la peinture blanche et une horloge trop lente lorsqu’ils s’ouvriront.

Ecrivez pour moi ce qu’il se passe chaque jour. N’ayez pas peur de raconter ce qui ne va pas, ce qui est inquiétant, ce qui s’aggrave. Racontez aussi comment je récupère et chaque petit progrès que je fais. N’oubliez rien, pour moi qui oublie tout. Ecrivez-moi ce qu’il se passe dans le monde pendant que mon monde se réduit à cette chambre.

Prenez une photo de moi avec ce satané tube dans la bouche. Mettez-la avec vos textes, mais dans une enveloppe scellée pour que je ne tombe pas dessus par hasard : Permettez-moi de comprendre que oui, c’est bien à moi que sont arrivées toutes ces choses que vous m’écrivez.

Sachez me laisser partir si je ne devais plus jamais pouvoir communiquer avec vous.

Sachez croire en ma détermination les jours où vous perdrez espoir.

Enfin, et lorsque les brumes se dissiperont, sachez préserver mon sacro-saint besoin de liberté et de solitude quand je lutterai pour récupérer mon autonomie.

Soins relationnels, mode d’emploi – 1

Premier stage de première année, je suis en médecine interne. Première semaine difficile : trouver sa place, accepter qu’on me prenne pour une andouille et jouer les andouilles pour ne pas faire de vagues. Découvrir mes premiers malades. Faire mes premières piqûres. Voir des inconnus dénudés, souffrants, qui attendent de moi des choses que je suis bien incapable de leur donner. Laver des corps salis, apprendre à maîtriser mes expressions face au dégoût. Une bonne claque à la petite intellectuelle fière d’elle que je suis. Une bonne claque à mon ego aussi : ici je suis l’étudiante infirmière. Les médecins m’ignorent, les infirmières soupirent de devoir m’encadrer, me refourguent aux aides soignantes le plus souvent possible; et me refilent les patients dont elles ne peuvent plus. J’ai un petit côté qui oscille entre le masochisme et la volonté d’être la meilleure : j’aime bien m’occuper du patient ingérable, insupportable, ou trop épuisant ; résultat je me retrouve plus souvent qu’à mon tour à faire le sale boulot. Quitte à morfler, je préfère le faire bien. Je me dis que ce qui ne tue pas rend plus fort et que je vais apprendre bien plus en me confrontant au pire.

-Je le pense toujours un peu mais j’ai appris à doser et à dire stop.-

A l’époque, plus je pouvais m’infliger de corvées, plus j’étais fière. C’est comme ça qu’au bout de deux semaines, je passe dans le couloir, prête à rentrer chez moi et que je vois un patient en train de mourir. Je m’arrête, un peu fascinée et un peu choquée derrière la porte entrouverte. L’infirmière sadique qui s’en occupe me refourgue la fille en pleurs en me disant « tu n’as rien à faire? occupe toi d’elle ».

Oui, moi, toute jeune, débarquée fraîchement des mondes de Shakespeare et de Kant, de mes études purement intellectuelles, et qui ne savait gérer la psychologie de personne si ce n’est d’Hamlet. Je venais de voir mon premier agonisant (ou peut-être mon premier mort, on ne devait plus en être loin) et je me trouvais à devoir gérer sa fille. Hum. « Oui bien sûr … » (comment expliquer à l’infirmière qu’après 8h dans les pattes je n’avais qu’une envie c’est de rentrer me coucher; le tout devant quelqu’un qui vivait les moments les plus tristes de sa vie?)

J’emmène la dame avec moi. « Vous voulez un café? » J’ai eu la présence d’esprit de l’emmener dans un recoin du service, un endroit où il était possible de s’asseoir, de discuter au calme. Comment on gère ça bordel? Le seul décès dans mon entourage en 21 ans de vie c’est le chien de mes grands parents.

« Vous êtes croyante? vous pensez qu’on se retrouvera un jour après la mort avec papa? »

J’ai dit n’importe quoi, que oui oui bien sûr, si on y croyait, forcément. Qu’il fallait penser qu’il avait eu une vie bien remplie quand même, ce monsieur, non?

Racontez moi.

Je chassais de ma tête les images de l’homme jaunâtre qui gaspait dans l’entrebaillement de la porte : « dites moi madame, comment il était AVANT. » Il me semblait nécessaire, dans le glauque de cette vision, de forcer cette dame à ne penser à son père que jeune, en bonne santé et heureux. « Tu imagines, je me disais, tu imagines te souvenir de ton père dans cet état? »

Trois cafés plus tard, l’infirmière est venue chercher la dame : la toilette mortuaire était faite, la dame pouvait retourner auprès de son père. Et moi qu’est ce que je foutais encore là? Rentre chez toi, maintenant!

On fait pas des boulots faciles

Dans mon service j’ai un docteur en détresse. Enfin je crois.

Un docteur qui n’arrive pas à prendre de décision. Qui tourne longtemps en rond avant d’avancer, qui prend toutes les mesures nécessaires pour retarder le moment du choix de façon à ce que la relève les prenne pour lui.

Il n’est pas flemmard. Il est franchement gentil. Il a probablement un bagage scientifique aussi poussé que ses collègues.

Et pourtant, c’est la hantise des internes que de prendre une garde avec lui parce qu’ils savent qu’ils devront prendre les responsabilités qu’il évite soigneusement. C’est la hantise des infirmières que de travailler avec lui parce qu’elles savent qu’elles vont devoir le harceler pour qu’il prenne la moindre décision. Elles savent qu’en cas de situation difficile c’est elles qui devront annoncer aux familles avec des mots clairs ce qu’il n’aura pas su énoncer sans utiliser un vocabulaire voilé, pudique et vague. Elles savent qu’elles risquent de passer la nuit à se battre sans y croire pour des causes perdues, en attendant qu’un autre prenne la décision d’arrêter les soins au lieu d’utiliser leur énergie à s’occuper des autres patients.

Depuis quelques mois qu’il est parmi nous, il s’en est pris plein la figure, de la part de tout le monde. Et j’ai la nette impression que tout ça brise sa confiance en lui et ne fait qu’accentuer son angoisse de prendre des décisions.

Son clinicat chez nous est loin d’être fini… Je ne sais pas bien comment on va pouvoir sortir de ce cercle vicieux.

Il faudrait lui parler mais je ne sais pas bien comment briser la glace et aborder le sujet sans lui donner l’impression d’être une collègue hostile de plus. Je sais pas bien non plus si c’est mon rôle et encore moins si quelqu’un d’autre l’a déjà tenté.

On fait pas des boulots faciles.

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@lucille_clerc

La B.U.

Lecture d’un cours très intéressant sur la bandelette urinaire ICI qui remet les bases en place, et apporte plein de petites notions en plus !BU

Monsieur X est jeune

Monsieur X a une femme magnifique et des enfants jeunes, beaux et brillants

Monsieur X a une maladie incurable qui arrive en bout de course. Il a été traité par des médecins en qui il avait confiance, qui sont devenu des amis à force de le côtoyer. Et finalement, il arrive chez nous, en réa, dans l’espoir de « passer le cap » comme on dit, afin que cette aggravation sévère de son état puisse être surmontée et qu’il puisse repartir pour un (petit) tour avec les siens. On l’endort, on l’intube, on le réveille, on fait tout ce qu’on peut pour enrayer l’infection qui le conduit ici.

Mais malgré ce qu’on fera, monsieur X ne s’améliorera pas, bien au contraire, il subit des effets secondaires de ses traitements qui sont douloureux et impressionnants aux yeux de tout spectateur. On lui donne un petit fond de morphine. Puis après quelques jours on prend la décision de ne pas aller plus loin. On n’a plus d’espoir de le sortir de réa vivant, et il souffre.

On verra donc sa famille, qui sait de quoi il s’agit, on parlera longuement avec sa femme qui a bien compris la situation désespérée. On parlera avec ses enfants avant de leur montrer leur père dans cet état physique assez traumatisant. On fait bien les choses dans les règles de l’art… Une décision de LATA qui se fait dans le calme, la compréhension, l’acceptation, on prend le temps.

L’arrêt des soins est décidé, on augmente les sédatifs pour l’aider à partir sereinement.

Mais l’histoire ne me laisse pas tranquille. Et puis je comprends pourquoi : Monsieur X est le seul à qui on n’ait rien dit. Certes, il ne communiquait plus depuis quelques jours, certes, l’intubation ne facilitait en rien les choses, certes, il était plombé par la morphine et n’aurait probablement pas compris grand chose, ou oublié aussitôt, ou bref, ça n’aurait pas changé la face du monde… Mais tout de même : ça aurait été reconnaître son statut de sujet que de lui annoncer où on en était et le choix qu’on faisait. Même s’il ne pouvait pas nous répondre.

Photos

Tombée récemment sur le site de Giles Duley , photographe assez impressionnant

Petite bio pour vous donner une idée du personnage : Né en 1971 à Londres, 10ans de photo dans le monde de la mode et de la musique puis il se lance dans des projets humanitaires. Il bosse avec MSF entre autres.

En 2011, en Afghanistan, il saute sur une mine et perd ses deux jambes et un bras.
Il a repris ses activités depuis…

Trois images de mon choix ci-dessous, mais je vous encourage vivement à aller voir le reste de son travail sur son site : http://www.gilesduley.com

Des affres de l’encadrement

J’ai eu, il y a peu,  pendant de longues semaines, à encadrer une étudiante infirmière de troisième année. Une étudiante qui arrive avec des lacunes théoriques abyssales. Un manque de confiance en elle titanesque. Une mémoire de poisson rouge.

La première semaine j’étais pleine d’enthousiasme, grosse décompensation de mon syndrôme du St Bernard : le service était calme, j’ai passé des heures et des heures à revoir la théorie, à lui faire faire démarche de soin sur démarche de soin. A l’interroger sur chaque médicament rencontré, chaque résultat de bilan et à lui expliquer tout ce qu’elle n’était pas en mesure de m’expliquer elle-même. Vraiment, j’ai pris du temps.
La deuxième semaine, je me suis aperçue que ce que je lui disais n’imprimait pas. Qu’elle reposait les mêmes questions à mes collègues les jours où je n’étais pas là et qu’au bout de 5 explications par des personnes différentes elle ne comprenait toujours pas le principe des 3 voies d’un cathéter central. Et qu’en plus elle me faisait passer pour une andouille en justifiant ses oublis par « ce n’est pas ce qu’on m’a expliqué ». Vexant. J’ai continué la formation intensive : pas une minute d’inactivité ne restait oisive, j’ai développé des trésors de pédagogie.
La troisième semaine, le ras le bol de mes collègues -qui pourtant ne l’encadraient que ponctuellement- gagnait du terrain et on commençait à se foutre gentiment de moi « Pyj, tu t’obstines là »  « Laisse tomber, cette fille est bête » . Moi je fatiguais franchement. Je m’accrochais à la moindre petite preuve de réflexion pour réenclencher ma motivation, mais ça devenait poussif.

Bref, ainsi de suite sur 8 semaines, avec des heures et des heures d’explications qui ne menaient à rien (oui je suis têtue et je ne sais pas rester à ne rien faire quand le but n’est pas atteint).  Oscillation entre lassitude profonde, remise en question de mes méthodes d’enseignement, agacement contre la pauvre étudiante et envie de laisser tomber.  Notez bien que jusqu’au dernier jour je n’ai pas arrêté de lui filer des cours à lire, des exercices à faire, je n’ai pas arrêté de lui rééxpliquer de façon différente toutes les notions déjà vues. J’ai beaucoup discuté du cas : avec mes collègues, avec les cadres de service, avec les médecins.

Petit à petit je me suis convaincue que l’acharnement pédagogique n’était pas plus éthique que l’acharnement thérapeutique. Mais voilà mes interrogations aujourd’hui :

-Comment une élève peut elle arriver si loin dans sa formation avec des gouffres pareils dans ses connaissances?
-Comment les autres infirmières peuvent elles laisser passer ça en validant ses stages précédents?
Oui, c’est difficile de dire à quelqu’un à quel point il n’est pas au niveau, oui c’est difficile de remettre en cause un projet professionnel avec une note. Mais enfin, c’est une responsabilité aussi, un jour cette fille aura la perfusion de ma mère ou de ma fille entre les mains,  je ne peux pas être complice de la validation du diplôme d’une incompétente! Et c’est encore plus horrible d’attendre la 3e année d’études pour dire à quelqu’un qu’il ne sait rien! Qu’elle poursuive ou non dans cette voie, elle aura perdu un temps fou en gravissant gentiment les échelons dont elle n’a pas acquis les compétences grâce à la compassion de ses tutrices précédentes! Il eut été mille fois plus bénéfique de lui faire redoubler la première année et peut-être tripler, et peut-être tripler chaque année : il est possible que certains aient besoin de plus de temps que d’autres pour acquérir les savoirs; mais comment rattraper en un stage ou en une année (la dernière!) l’intégralité des 3 ans d’études?!

Alors fatalement je me demande si je ne suis pas trop dure, si j’ai le droit de dire à une femme plus âgée que moi, qui a eu sa propre vie professionnelle avant et qui connaît donc la signification de « responsabilité professionnelle », à qui tout le monde a validé ses stages précédents; je me demande de quel droit, moi, je lui dis « stop! Là : soit tu reprends tout à la base, soit tu fais un autre métier » . Alors que je ne la connais que depuis 8 semaines. Que je bosse en réa, un service forcément plus exigeant en matière de connaissances (est-ce bien vrai?…), plus stressant, plus technique; et que peut-être que cette fille sera très bien en infirmière de consultation, à gérer plus de relationnel que de situations d’urgence. Que ma spécialité est particulière. Qu’en salles j’ai rencontré -à mon grand désarroi à l’époque- un certain nombre d’infirmières complètement incompétentes, ignares de l’anatomie, physiologie et pharmacologie de base, et qu’à ma connaissance il n’y avait pas mort d’homme.
Et finalement, au moment de faire sa feuille de note, j’ai fait un choix complètement politique. J’ai décidé que ne pas plomber une étudiante si mauvaise si près du but, c’était accepter qu’on pouvait être infirmière sans avoir de connaissances ni de réflexes. Et que je ne pouvais pas accepter ça. Pour la société. Pour l’image des infirmières. Pour le bien des patients. Pour elle, qui finirait fatalement par faire une bêtise qui la suivrait toute sa vie.

Et j’ai mis une très mauvaise note. (Oui je sais, ce ne sont plus des notes mais des appréciations, mais vous m’avez comprise)

Le pire c’est qu’elle ne m’en veut pas, qu’elle m’a remercié mille fois de mon encadrement et qu’elle veut garder contact. (NB : nous ne sommes pas au pays des bisounours, et il n’a pas été sans mal de lui faire entendre nos arguments. Elle n’a pas immédiatement adhéré aux choix d’appréciations que nous avons fait, mais je crois (peut-être me flatte-je) que les longues conversations que nous avons eu lui ont permis de faire du chemin et de ne pas nous voir comme les gros vilains qui la saquent mais des infirmiers certes exigeants mais néanmoins justes qui lui rendent finalement service en lui mettant un stop)

Qui es-tu lecteur?

Comme tout bon blog qui se respecte, voici venu le temps de faire le point sur ce qui vous amène ici afin, bien entendu, de rencontrer vos desiderata. Parmi les recherches google qui vous amènent sur ce blog j’ai retenu notamment :

1/ Les petits rigolos en mal d’humour :

humour carabin – bas de contention humour – blague sur interne hemato-  blague aide soignante conne – qu’est ce que l’humour carabin – blague infirmiere patient – blague cochonne sur aide soignante –  blagues sur la rentrée en école d’infirmières –  image comique d’un aide soignant – blague que fait une infirmiere – blague pour un chef infirmier – réanimation blague

Bon promis je vais être plus marrante à l’avenir.

En attendant sachez, pour ceux qui s’interrogent, que l’humour carabin est l’humour médical, les carabins étant les étudiants en médecine. L’étymologie du mot à diverses explications (viendrait selon les sources de carabinier en référence à la tenue similaire entre les étudiants en médecine de l’armée et les carabiniers; ou de l’accoutrement noir des médecins du moyen âge pendant les grandes pestes notamment qui ressemblaient à des scarabées).

2/ De nombreux romantiques se cachent parmi vous et, oh joie, certaines de vos requêtes se recoupent. La vie en pyjama, le nouveau meetic? 

un patient homme qui apprécie une soignante -tomber amoureux de son aide soignante -aide soignante aime patient  –  amoureuse de son infirmier

infirmière amoureuse de son chef –  anecdote docteur amoureux de l’infirmière

amoureuse de son interne –  interne amoureux d’une infirmière 

je suis amoureuse de mon chef de service externe 

Je vous souhaite beaucoup de bonheur. Et faites moi plaisir, j’ai une petite externe à qui je n’ai pas trouvé de chef de service, il faut se dévouer.

Certains parmi vous s’interrogent à juste titre :

que faire quand un médécin tombe amoureux de l’aide soignante?   Demander à l’aide-soignante son avis. Et avec un peu de chance, publier les bans.

vie amoureuse des soignants Elle est palpitante. Forcément.

seduction ou pas medecin Tente toujours.

carabins infirmieres relations   Contre nature. Haha :)

3/L’amour va de pair avec le sexe :

aide soignante en chaleur avec leur patient   Forcément, après, comment voulez vous vous défaire des clichés… Ah ces aide-soignantes.

Quelques recherches existentielles : 

jambe pique pendant rapport   Hum. rester sous la moustiquaire?

Quelques recherches bien ciblées :

infirmiere bien moulée  –  infirmière blouse sex    Toujours.

j’aime raser les patients   D’accord.

vicieuse aux jambes galbees  Ah ben c’est moi, ça!

4/ Un certain nombre d’entre vous appartient à la communauté des adorateurs du pyjama

J’avoue, j’ai beaucoup ri.

pyjama oreilles  On appelle ça un bonnet de nuit, non?

j’aime vivre en pyjama – pyjama jusqu au bout du matin – la personne qui est resté le plus longtemps en pyjama – mon amour pyjama Alors. Bon. Tant que ça ne vous handicape pas trop dans votre vie sociale…

 pyjama thérapie  –  médicaments pyjamas Racontez moi ça

banque de pyjama medical  Oyez, pyjamophiles!! La solution à tous vos problèmes!!  

deces pyjama Ce serait trop triste.

Notons aussi que pyjama est un mot compliqué à écrire : voici la bonne orthographe : pY-Ja-ma :)

la vie en pygama – la vie en pijama

5/ Certains parmi vous ont eu de mauvaises expériences à l’hôpital : 

infirmiere interne conne Les deux sont possible.

medecin meprisant aide soignante  C’est pas glorieux mais c’est encore fréquent.

reanimateur boulot de con Sois pas désagréable.

6/Certains sont en quête de style :

bas de contention pour jambe En fait, ça se met jamais aux bras.

look jeune bas contention 

pourquoi tunique infirmière appelée pyjama En fait c’est l’ensemble tunique + pantalon qui est appelé pyjama. En raison de la largeur confortable et de l’absence totale de sex appeal de cette tenue.

 7/ Quelques amateurs de sensations fortes ou de sens à leur vie :

frisson avec bas de contention   Graouh graouh

métier à drénaline   C’est vraiment chou.

devenir infirmière le mythe Mais grave!

8/ J’ai peur de ne pas pouvoir vous aider :

l’anniversaire du loup tex avery   ah ben ça…

la relation entre le vent adrenaline Cherche encore!

logo pour des avis ala population Vous devez pas faire un métier facile.

objet rigolo de l’infirmiere – objets rigolos de l’infirmière Alors la comme ça tout de suite… je vois pas trop.

mon cher confident j’ai de la pression et j’en souffre énormement Je compatis…

il s’est montre tres incorrect envers elle  MAIS QUI A OSE FAIRE CA A QUI?! Fou ce que les gens sont mauvais.

9/ Ainsi va la vie :

l’infirmiere met son patient tout nu pour la toilette grande eau C’est plus simple. Sur le jean, après, c’est compliqué.

mourir de son plein gres à l’hôpital Si c’est de son plein gré…

la journée s’étire longuement  Profites-en pour te balader sur mon blog

fesses à l’air Porte donc un pyjama. Et rejoins la secte!

Elevés chez les trolls – Chroniques de la maltraitance ordinaire (1)

Je crois pas être particulièrement pénible ou rigide mais ça, ça me met en boule :

-Non, je ne crois pas qu’il soit approprié de manger dans la chambre d’un patient qu’on vient de tenter de réanimer et qui est en train de mourir. (On ne mange pas dans la chambre d’un patient tout court, by the way, sauf si c’est lui qui nous offre un de ses chocolats)

-Non, on ne prend pas une photo avec flash à 2h du mat’ dans la chambre plongée dans le noir d’un patient (qui plus est, un patient conscient) même si ta collègue porte un bonnet marrant.

-Non, on ne laisse pas trainer les draps par terre avant de les mettre sur le lit du patient, même quand on est pas très grand et qu’on veut les déplier. Je fais 1m54 et je m’en sors, alors si je peux, tu peux.

-Conscient ou pas, non, on ne se permet pas de dire en sa présence qu’un patient obèse ressemble à une baleine échouée, quand bien même on se serait fait très mal au dos en le repositionnant.

-Non, on ne joue pas avec son portable vautré dans un fauteuil en discutant avec un patient, qui plus est quand le patient a l’âge d’être ton grand père. Même si tu fais ça avec ton grand-père. L’heure avancée dans la nuit n’est pas non plus une excuse.

-Non, on rentre pas pour papoter avec une collègue dans la chambre d’un patient conscient à qui on est en train de poser une sonde u. Tes vacances attendront que j’ai fini de bosser dans le respect de la pudeur de mon patient.

-Non, on ne vient pas faire une centaine de photocopies dans la salle où le médecin est en train d’annoncer à une famille qu’ils vont perdre leur mère dans les heures qui viennent. Qui plus est quand la photocopieuse datant de Mathusalem va le forcer à annoncer ça en criant.

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